Problèmes liés au traitement

Grâce aux progrès accomplis sur le plan thérapeutique, il est désormais possible pour les patients de procéder eux-mêmes à leurs injections dans un environnement familier (chez eux, par exemple). Un patient hémophile peut dont bénéficier d'un traitement optimal dans un environnement qui lui est propre, sans avoir besoin de se rendre à l'hôpital.

L’auto-injection

Mais avec l'âge, l'auto-injection peut également occasionner de nouveaux défis. L'arthropathie est par exemple une conséquence fréquente de l'hémophilie. La génération des seniors n'ayant pas eu accès à un traitement prophylactique par le passé, on constate souvent des atteintes aux articulations. Cette problématique est associée à une perte d'agilité/de mobilité et à la douleur qui en découle. Cela peut avoir pour conséquence de compliquer l'auto-injection avec une aiguille ou l'utilisation du système de reconstitution. Mais d'autres affections telles que la maladie de Parkinson ou une perte de l'acuité visuelle (dégénérescence maculaire, cataracte) peuvent aussi avoir des retombées à ne pas sous-estimer. Pratiquer une injection sur soi-même devient ainsi de plus en plus difficile.

Il est également possible que l'injection soit effectuée par le partenaire du patient. Mais dans ce cas également, il faut tenir compte du fait que le partenaire peut décéder inopinément. Le patient va alors éprouver des problèmes et devoir chercher des solutions. Il n'est jamais trop tard pour se familiariser avec l'auto-injection. Votre médecin traitant peut vous conseiller et vous assister concrètement à cet égard. L'important est que vous abordiez la question en profondeur avec lui et avec votre entourage, afin de trouver ensemble la meilleure manière de procéder et de garantir votre qualité de vie.

Accès veineux

Un autre problème fréquent chez les seniors hémophiles est celui de l'accès difficile aux veines. Les injections répétées pendant des années peuvent avoir conduit au développement de tissu cicatriciel, et retrouver la veine peut s'avérer compliqué. Il existe des solutions pour y remédier : vous pouvez ainsi opter pour un cathéter à chambre implantable (un petit réservoir implanté sous la peau au niveau de la poitrine/l'épaule). Moyennant des soins corrects, un dispositif de ce type peut être conservé pendant des années. Toutefois, il s'accompagne également de certains risques tels que le développement de caillots sanguins et pour cette raison c’est exceptionnel de mettre une chambre implantable chez les personnes âgées.

Quelques conseils pratiques

  • Veillez à ce que le patient soit bien hydraté (pour garantir un bon flux sanguin).
  • Le placement d'une compresse chaude sur la main avec laquelle le patient va pratiquer l'injection peut atténuer la douleur articulaire.
  • Le placement d'une compresse chaude sur la main avec laquelle le patient va pratiquer l'injection peut atténuer la douleur articulaire.
  • Utilisez une aiguille aussi fine que possible. Cela peut également permettre de réduire la douleur.

Voici quelques questions que vous pourriez poser à votre médecin à ce sujet

  1. Quels sont les cas dans lesquels je dois impérativement contacter mon centre de traitement ?
  2. Quels sont les problèmes susceptibles de se poser au cours des années à venir en cas de
    traitement à domicile ?
  3. Que peut-il arriver si je ne pratique pas mes injections correctement ?
  4. La dimension de l'aiguille et/ou de la seringue a-t-elle une influence ?
  5. Les membres de ma famille peuvent-ils être formés à m'aider pour mes injections ?
  6. Comment puis-je éviter la formation de tissu cicatriciel ?
  7. Quelles sont les options qui s'offrent à moi si je cesse d'être en mesure de pratiquer
    moi-même mes injections ?